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Le sentiment de bien-être serait plus faible chez les personnes qui se sentent moins nanties que leurs pairs, même lorsque les revenus sont similaires

Une étude mondiale révèle que c’est la perception d’être moins riche, plutôt que la situation économique réelle, qui aurait des effets néfastes sur la satisfaction de vivre, particulièrement chez les jeunes
equality concept between two men
Image par Getty Images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 15 June 2026

Une nouvelle étude permet de mieux comprendre l’influence de la comparaison aux autres sur le bonheur et la satisfaction de vivre.

Menée par une équipe de l’Université 91ɬÂþ, montre que les personnes qui estiment être dans une situation financière moins favorable que celle de leurs pairs seraient plus susceptibles de présenter des signes de langueur, même si les revenus réels sont comparables.

La langueur renvoie à un sentiment de stagnation ou de déconnexion. Popularisé pendant la pandémie de COVID-19, ce terme décrit le sentiment de vide et d’impuissance qu’éprouvaient de nombreuses personnes. Depuis, le concept est de plus en plus utilisé dans ±ô’ét³Ü»å±ð de la santé mentale au-delà des troubles mentaux diagnostiqués.

L’analyse de données provenant de plus de 200 000 personnes dans 22 pays a montré que les personnes qui se percevaient comme moins nanties que les autres obtenaient des résultats inférieurs dans leur mesure du bonheur, de la santé, de la raison d’être, des relations interpersonnelles et de la stabilité financière. Un an plus tard, ces tendances étaient toujours les mêmes, quel que soit le revenu.

Pour illustrer ce phénomène, l’équipe de recherche donne l’exemple de deux personnes ayant le même revenu. L’une côtoie des collègues dont le revenu est comparable au sien et s’estime relativement à l’aise financièrement. L’autre côtoie des collègues dont le revenu est nettement plus élevé et a l’impression d’être en retard sur les autres sur le plan financier.

« Peu importe ce que l’on possède, si l’on se perçoit comme moins nanti que les personnes auxquelles on se compare, on est moins susceptible de connaître un véritable épanouissement », explique Frank Elgar, professeur à l’École de santé des populations et de santé mondiale de l’Université 91ɬÂþ et auteur principal de ±ô’ét³Ü»å±ð. « Les comparaisons constantes aux personnes mieux loties que soi peuvent miner le sentiment d’ancrage et sa raison d’être. »

Des effets plus marqués chez les jeunes

Les effets négatifs étaient plus marqués chez les jeunes, en particulier chez les jeunes femmes.

« Nos résultats s’inscrivent dans un contexte de préoccupations croissantes relatives à l’anxiété chez les jeunes, à l’affaiblissement de leurs liens sociaux et à leur sentiment d’incertitude face à l’avenir, indique Frank Elgar. La langueur et les inégalités pourraient expliquer une partie de ce phénomène. »

Bien que ±ô’ét³Ü»å±ð n’ait pas porté directement sur les médias sociaux, le professeur Elgar estime que les résultats font écho aux inquiétudes que suscitent les comparaisons constantes alimentées par ces plateformes.

« Nous avons toujours tendance à nous comparer à des personnes plus favorisées que nous, indique-t-il. Il vaut mieux apprécier ce que nous avons, changer de perspective et s’engager dans la communauté. »

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð

L’article « , par Frank Elgar, Valerie Michelson, Nathan King et William Pickett, a été publié dans la revue Social Science & Medicine. Cette recherche a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

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