91ɬÂţ

Une immersion inoubliable en médecine de famille

Olivia Mazzuca (au milieu sur la photo) est Ă©tudiante en mĂ©decine Ă  l’UniversitĂ© 91ɬÂţ, de la promotion 2029. Elle est reprĂ©sentante des Ă©tudiants de première annĂ©e en mĂ©decine au sein du Groupe d’intĂ©rĂŞt en mĂ©decine familiale (GIMF) de 91ɬÂţ, ainsi que reprĂ©sentante de cours pour l’expĂ©rience longitudinale en mĂ©decine familiale.

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L’expĂ©rience longitudinale en mĂ©decine familiale (ELMF) est un cours offert par le DĂ©partement de mĂ©decine de famille de l’UniversitĂ© 91ɬÂţ et constitue l’introduction clinique des Ă©tudiants en mĂ©decine. Au cours de la première annĂ©e, nous sommes jumelĂ©s individuellement Ă  deux mĂ©decins prĂ©cepteurs en mĂ©decine de famille, un lors de la première session et un lors de la seconde. Nous effectuons sept demi-journĂ©es avec chacun d’eux, pour un total de quatorze sĂ©ances cliniques. Les Ă©tudiants sont rĂ©partis dans divers milieux cliniques Ă  MontrĂ©al et dans les rĂ©gions environnantes, ce qui permet une grande diversitĂ© d’expĂ©riences. L’ELMF favorise ainsi une immersion prĂ©coce dans le monde des soins primaires et une comprĂ©hension concrète du rĂ´le du mĂ©decin de famille. Chaque stage est unique et met en lumière l’influence profonde des mĂ©decins de famille dans la vie de leurs patients et de leur communautĂ©. Certains Ă©tudiants ont acceptĂ© de partager leur tĂ©moignage.

Philippe Vincent, Ă©tudiant en deuxième annĂ©e de mĂ©decine, raconte son expĂ©rience d’ELMF durant sa première annĂ©e en mĂ©decine dans une clinique de Kanesatake. Il a pu constater de près la relation privilĂ©giĂ©e entre la mĂ©decin de famille et ses patients, ainsi que la confiance profonde que ceux-ci lui accordaient. Dans un contexte autochtone marquĂ© par des rĂ©alitĂ©s complexes, il a rĂ©alisĂ© Ă  quel point l’établissement de cette relation de confiance est essentiel et prĂ©cieux. Il explique que sa mĂ©decin prĂ©ceptrice, qui elle-mĂŞme fait partie de la communautĂ©, «Ěýpouvait aborder une multitude de sujets avec les patients, ce qui leur permettait de s’ouvrir beaucoup Ă  elleĚý». Il souligne le privilège qu’il a ressenti de pouvoir ĂŞtre tĂ©moin de cette relation et de cette confiance. De plus, Philippe apprĂ©cie particulièrement les soins longitudinaux que la mĂ©decine familiale peut offrir Ă  ses patients. Selon lui, la mĂ©decine familiale permet de «ĚýconnaĂ®tre nos patients, comprendre un peu leur trajectoire de vie quand ils Ă©taient jeunes, puis plus tard, en les aidant Ă  travers les diffĂ©rentes Ă©tapes de leur vieĚý». Il ajoute que «Ěýc’est comme si l’on grandissait avec ses patientsĚý».

Laura LentiniĚý(première Ă  gauche sur la photo), Ă©tudiante en première annĂ©e de mĂ©decine, a effectuĂ© son ELMF dans une clinique de soins primaires pĂ©diatriques Ă  MontrĂ©al. Elle dĂ©crit cette expĂ©rience comme unique et très enrichissante, lui ayant permis de travailler auprès d’enfants et de leurs familles tout en Ă©tant exposĂ©e Ă  une grande diversitĂ© de situations cliniques. Les cas rencontrĂ©s allaient de problĂ©matiques courantes, comme les maux de gorge ou les infections respiratoires, Ă  des enjeux plus complexes tels que les difficultĂ©s d’allaitement, les dĂ©lais de dĂ©veloppement, les urgences pĂ©diatriques, les consultations en santĂ© mentale, le counseling vaccinal, et bien plus. Elle a Ă©tĂ© particulièrement marquĂ©e par l’ampleur du champ de pratique de sa mĂ©decin prĂ©ceptrice et par la variĂ©tĂ© des cas pris en charge. Pour Laura, cette diversitĂ© est l’un des grands atouts de la mĂ©decine familialeĚý: «ĚýJe suis toujours prĂŞte Ă  relever un nouveau dĂ©fi. Ce que j’adore en première ligne, c’est la diversitĂ© des patients et des situations. Chaque consultation est diffĂ©rente, c’est stimulant et ça pousse Ă  rester attentive et Ă  apprendre constamment.Ěý»

StĂ©phane Ndounda Hessel, Ă©tudiant en première annĂ©e de mĂ©decine, revient sur son ELMF rĂ©alisĂ©e au sein d’un GMF Ă  Lachine. Cette immersion lui a permis de mieux comprendre le fonctionnement de la mĂ©decine familiale au sein d’une Ă©quipe interdisciplinaire, en collaboration avec des nutritionnistes, psychologues, physiothĂ©rapeutes et ergothĂ©rapeutes. Il a particulièrement apprĂ©ciĂ© cette dimension collaborative, qu’il considère essentielle Ă  la soliditĂ© et Ă  l’efficacitĂ© des soins de première ligne. Parmi les consultations observĂ©es, très variĂ©es, celles en santĂ© mentale l’ont particulièrement marquĂ© grâce Ă  la compĂ©tence et Ă  l’humanitĂ© de son mĂ©decin prĂ©cepteur auprès de patients prĂ©sentant des enjeux complexes. Son ELMF a renforcĂ© sa vision de la mĂ©decine de famille comme «Ěýune spĂ©cialitĂ© transversale, exigeant Ă  la fois une grande largeur et profondeur de connaissances, tout en demeurant profondĂ©ment centrĂ©e sur l’humainĚý». De plus, il a pu redĂ©couvrir ce qu’il apprĂ©ciait chez son propre mĂ©decin de familleĚý: «Ěýfaire en sorte que le patient se sente Ă©coutĂ©, en sĂ©curitĂ© et en confiance avec un mĂ©decin qui fonde sa pratique sur des compĂ©tences solidesĚý». Dans l’ensemble, il sent que cette expĂ©rience a confirmĂ© pourquoi il a choisi la mĂ©decine.

Alyssa Reale (deuxième Ă  gauche sur la photo), Ă©tudiante en première annĂ©e de mĂ©decine, a vĂ©cu une expĂ©rience d’ELMF particulièrement unique. Elle a travaillĂ© aux cĂ´tĂ©s d’un mĂ©decin de famille prĂ©cepteur au sein d’un GMF Ă  Saint-LĂ©onard, spĂ©cialisĂ© en interventions chirurgicales mineures. Au cours de cette expĂ©rience, elle a pu observer plusieurs procĂ©dures, notamment des kystectomies, des fibromectomies et des biopsies par excision, ainsi que d’autres interventions comme des infiltrations. Selon Alyssa, cette expĂ©rience lui a permis de dĂ©couvrir que la mĂ©decine familiale peut ĂŞtre très procĂ©durale si on le souhaite, une rĂ©alitĂ© qu’elle ne connaissait pas avant de dĂ©buter son ELMF. «ĚýJ’ai senti que ce stage me convenait parfaitement, puisque j’aime travailler avec mes mains et rĂ©soudre des problèmes en temps rĂ©el. Pouvoir intĂ©grer tout cela Ă  une pratique familiale, tout en exerçant une pratique super variĂ©e, a Ă©tĂ© vraiment intĂ©ressantĚý», explique-t-elle.Ěý

Pour ma part, ma première ELMF a été une expérience marquante qui m’accompagnera tout au long de ma formation médicale. J’ai été jumelée à une médecin préceptrice du GMF-U de l’Hôpital général du Lakeshore qui pratique également l’obstétrique à l’hôpital. J’ai même eu la chance d’assister à un accouchement! Cette expérience a suscité chez moi un intérêt pour la périnatalité en médecine de famille. J’ai particulièrement apprécié le caractère profondément humain de cette spécialité. Ma préceptrice connaissait très bien ses patients et la relation de confiance qui les unissait était évidente. Sa capacité à répondre à une grande diversité de préoccupations, appuyée par une expertise clinique étendue et une relation médecin-patient privilégiée, faisait en sorte que chaque patient quittait la consultation en se sentant écouté et rassuré. Cette expérience m’a donné un aperçu du type de médecin que j’aspire à devenir et m’a vraiment inspirée.

À PROPOS DE L’AUTRICE

Olivia MazzucaĚýest Ă©tudiante en mĂ©decine Ă  l’UniversitĂ© 91ɬÂţ (campus de MontrĂ©al), de la promotion 2029. Elle est reprĂ©sentante des Ă©tudiants de première annĂ©e en mĂ©decine au sein du Groupe d’intĂ©rĂŞt en mĂ©decine familiale (GIMF) de 91ɬÂţ, ainsi que reprĂ©sentante de cours pour l’expĂ©rience longitudinale en mĂ©decine familiale.

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